Commençons cette preview par une devinette, voulez-vous ? Quel fut le premier jeu à exploiter le port USB de la PS2 ? Quel fut le premier jeu qui donna au jeu en réseau sur PS2 l’importance qu’il a aujourd’hui ? Quel fut le premier jeu à lancer le principe des teams, telles celles de counter-strike, sur les serveurs de SONY ? La réponse est bien sûr : SOCOM : U.S. Navy Seals.
Nous voici, quelques années plus tard avec ce qu’on pourrait considérer comme le petit-fils du jeu de guerre par excellence sur PS2. Mais ce jeu est-il vraiment à la hauteur, par rapport à ses prédécesseurs ? C’est ce que nous allons voir ensemble.
Une chose paraît claire, d’un point de vue purement technique, Socom 3 ne diffère en rien de Socom 2. Graphismes, intelligence artificielle, rien n’a évolué de ce côté-là. Pour ceux qui n’auraient jamais goûté aux joies de Socom, récapitulons simplement ; les graphismes sont plaisants avec des personnages plutôt détaillés et un décor réaliste mais simplissime. L’intelligence artificielle est réussie avec des ennemis futés qui se mettront à couvert lors des fusillades.

C’est du côté du gameplay qu’est toute l’évolution. En effet, de nombreuses nouveautés ont fait leur apparition. Vous pouvez désormais piloter bateaux et véhicules et nager de façon à vous camoufler et créer ainsi un certain effet de surprise. Du côté des armes, un éditeur vous permet de customiser votre propre équipement, ce qui fait en tout plus de 800 combinaisons d’armes différentes ! Pour ce qui est du scénario, il reste très basique, des missions de routine. Libérer des otages, poser une bombe, rien de bien surprenant. Il faut néanmoins souligner la collaboration entre les U.S. Navy Seals (les vrais) et Zipper Interactive. En effet, celle-ci permet de retrouver des situations de jeu et des possibilités d’actions très proches de la réalité.
Mais inutile d’insister, c’est bel est bien le online qui est le point fort de la série. Qu’en est-il pour ce troisième opus ?
De ce côté-là, il est nécessaire de faire quelques mathématiques. Tout d’abord les 12 maps proposées sont en moyenne quatre fois plus grandes que celles de Socom II ; les serveurs quant à eux peuvent désormais accueillir 32 joueurs simultanément, ce qui fait 16 joueurs par équipe, ajoutez à cela de la place pour 4 spectateurs.
Pour ce qui est des modes de jeu, on retrouve les grands classiques (poser une bombe, protéger des VIP, tuer tous les ennemis, extraire des otages) auxquelles viennent s’ajouter les nouveaux modes « Convoi » et « Point de contrôle ». Dans le premier, une équipe doit amener un véhicule à un point précis sans une égratignure, tandis que l’autre doit détruire ce même véhicule. Dans le second, les équipes doivent se rendre le plus vite possible à un point donné et maintenir la position jusqu'à épuisement du temps.
En conclusion, Socom 3 n’est qu’une amélioration bête et méchante de Socom 2. Certains y trouveraient même un mix de Socom et de Mercenaries. Seuls les grands amateurs du genre trouveront leur bonheur dans le solo du jeu. Quant online, il y a fort à parier que Socom 3 s’impose, à l’instar de ses prédécesseurs, comme la référence du jeu online sur PS2.
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