Webzine de Jeux Vidéo PC et Consoles
Invité
Posté le Mardi 26 Juin 2012 à 00:39 par Zefi
Bonjour, pouvez-vous vous présenter dans un premier temps ? Avez-vous des antécédents dans la presse vidéoludique ?

Bien sûr. Je suis le créateur du magazine Icare, son rédacteur en chef et désormais son maquettiste. Sinon je n’avais aucun antécédent dans la presse. Et pour être honnête, je ne connaissais rien au processus de réalisation.

Comment en êtes-vous arrivé à vous lancer dans Icare ?

J’avais travaillé sur un projet qui n’avait pas marché. J’avais cherché une manière de le relancer et j’ai créé Icare pour qu’il serve de plateforme de lancement.

Quelle est la ligne éditoriale du magazine ?

Elle consiste à mêler analyse, créativité et information. Il y a donc différents exercices de style –autoportrait, autofiction, prospective, nouvelle- qui concourent toute à la réflexion sur un thème et une saga. Pour le premier numéro, c’était God of War et la mythologie grecque. Pour le second, c’est Deus Ex et l’anticipation.

Pourquoi un tel titre « L’envol du jeu vidéo» ?

C’est le fruit d’une contrainte. Il fallait que le mot jeu vidéo apparaisse en gros sur la couverture pour que les kiosquiers ne se trompent dans le placement du magazine. Plutôt qu’un macaron, j’ai préféré une accroche en référence au nom d’Icare.

Pourquoi choisir le format papier à défaut d’un site ou tous autres moyens numériques ? Est-ce rentable économiquement parlant ?

J’aime le papier. Puis la presse jeu vidéo a toujours été synonyme, pour moi, de magazine. Les sites internet ne sont venus que plus tard. Du reste, internet pose la question de l’actualité, de l’instantanéité. Il faut une équipe pour proposer un contenu journalier. A l’opposé, je peux travailler seul sur Icare. La société n’a pas les moyens financiers d’embaucher. Puis le modèle économique est infernal. Ce qui explique qu’aucun site indépendant n’arrive à en vivre, que tous les gros sites de jeu vidéo sont attachés à des grandes groupes.
Sinon le magazine est rentable oui. Les comptes sont positifs. Et heureusement d’ailleurs sinon j’aurais tout arrêté.

Quelles sont les plus grosses difficultés rencontrées lors de la conception du magazine ?

Sans conteste l’icareview à cause des refus. Mais il y a aussi la relecture. Ce n’est pas évident de relire pour la 10ème fois le magazine après avoir passé des heures à l’écrire (et donc à relire). Surtout que je mets environ 6 bonnes heures pour le parcourir d’une traite. Et vu qu’il y a tjrs des micro-changements, des ajouts, des suppressions, ça prend évidemment plus de temps.

Combien de personnes travaillent sur ce projet ambitieux ?

Sur le premier numéro : 4. J’avais posé la DA mais la maquette avait été en grande partie faîte par Joëlle Chong et Damien Charlois. Enfin Gérald Mercey avait écrit 15% des textes. Sur celui-ci, je travaille seul avec quelques invités : Nicolas Moreau pour l’illustration de la nouvelle, Mayar Shakeri en coécriture sur l’article Requiem pour un dactylo, Josselin Grange sur la maquette dudit article, Jérôme Thieulin pour les fonds, les détourages (sans oublier ses conseils). Enfin il y a le Kommandant du 67 (le pilote assassin, le briseur de destin) qui fait office d’excellent conseiller éditorial.

Quelles sont les qualités vous différenciant de vos «confrères papiers » ?

Par rapport aux autres magazines ? L’approche. Et c’est une bonne chose. Ils traitent beaucoup d’actualité, prennent une photo du jeu vidéo à un instant T. C’est une approche plus informative qu’analytique. Icare, c’est le contraire. Il y a plus d’analyse que d’informations « brutes ». Pour Deus Ex par exemple, je me voyais mal faire quelque chose sur la qualité des portages ou entrer dans le détail des graphismes (la gestion des alphas, la rugosité). Je préfère réserver de l’espace à l’analyse de la jouabilité, de la progression. Les trois tests font ainsi 25 pages. Et il ne s’agit pas de tests paraphrases comme ce fut le cas un temps, dans une certaine presse magazine, où on racontait l’histoire par le menu (avec la biographie des personnages), le tout en décrivant le jeu sans rien le mettre en perspective.
Il y aussi la question des exercices de style. Icare est un magazine littéraire au sens imaginatif. Les autres magazines sont, me semble-t-il, plus conventionnels dans leur approche. Et on le comprend, ça tient à la lisibilité de l’information.

De la même manière quels sont les points négatifs liés au premier volume que vous regrettez personnellement ?

Quelques coquilles, la maquette pas assez tenue (mon entière responsabilité). La mascotte était une erreur, il y avait de vrais soucis de cohérences et d’alignements. Il y avait aussi quelques filtres légèrement grisés sur certaines images. Enfin, je regrette de ne pas avoir été plus exhaustif et de ne pas m’être chargé des tests de God of War III et de Ghost of Sparta (pour une question de cohérence). Pour le reste, le magazine est censé être évolutif. Chaque numéro sera différent de l’autre. Le premier était original. Le second devrait être surprenant.

Quel a été l’accueil du public lors de la mise en kiosque du numéro un ?

Excellent globalement. Sur la quarantaine de blogs et de sites à en avoir fait la critique, les impressions négatives se sont révélées très minoritaires. De l’ordre de 2 ou 3. Les commentaires (dans les forums) sont là encore majoritairement positifs. Puis avec 6 500 exemplaires vendus, le lectorat a été au rendez-vous.

Pourquoi tant d’écart entre votre première itération et la seconde débarquant Mi-Avril ?

C’est long. Je travaille essentiellement seul, les textes sont particulièrement travaillés sans oublier que la durée de vie des Deus Ex est importante. Du reste, avec l’approche analytique, jouer prend beaucoup de temps. En termes de prise de note, c’est très conséquent.
Enfin les éditeurs prennent leur temps. Cela dit, je dois remercier Square-Enix France et l’équipe d’Eidos Montréal : ils ont été royaux ! Sans eux, le magazine ne serait pas ce qu’il est.

Après God Of War et Deux Ex, quelle est la prochaine licence sur laquelle vous vous pencherez ? En exclusivité, une future date pour je l’espère, un troisième numéro ?

Je ne sais pas. Ce devrait être Gears of War mais ça peut changer. Pour la date, je suis incapable de répondre. Cela dit, il y aura des explications sur cette question dans le numéro spécial Deus Ex.

Où peut-on se procurer le numéro 1 analysant la licence God Of War ?

Il faut envoyer un chèque de 10 euros à l’adresse suivante : SBC / 31 avenue de Ségur / 75007 Paris. Il faut mettre son adresse et on reçoit le magazine.

-------------------------

Je remercie personnellement Aurélien Beuzard pour le temps qu’il m’a accordé si gentiment et je vous invite tous autant que vous êtes à vous lancer dans l’aventure Icare sans plus attendre ! Quitte à écrire une mauvaise critique par la suite. Cependant, laissons au moins une chance au magazine en question de poursuive une aventure peu aisée !


Merci à vous
Image (1)
Vous appréciez cet article ?
Partagez le auprès de votre réseau pour le faire connaître !
Commentaires
Encore aucun commentaire :-( Soyez le premier !
Poster un commentaire
Vous devez être inscrit pour pouvoir poster un commentaire : Inscription Rapide
PC - XBOX 360 - PS3 - WII - PSP - NDS
Jeux à surveiller
Crysis 2
Duke Nukem Forever
Marvel vs Capcom 3 : Fate of Two Worlds
Jeux qui plaisent
Little Big Planet
Les Sims 3
World of Warcraft : Cataclysm
Articles à suivre
Resident Evil
Survival Horror
Nintendo 3DS
Réseau
Faire un Crédit
Jeux Video
LesJeuxVideo Version 8.0.4 Copyright 1999-2017 | Toute copie est totalement interdite | CNIL : 1025900 | CGU