Après un ultime combat opposant le clan des Sorcières à Dieu, le monde a finalement connu un siècle de paix. Aujourd’hui, le temps du réveil est venu et le Dieu des hommes doit conduire ses brebis vers un nouvel Age d’Or. Cependant, les Sorcières ont dans le même temps commencé à réapparaître, apportant la peur dans le cœur des hommes qui craignent pour le retour de leur Dieu. En tout cas c’est ainsi que l’Eglise de la Lumière voit les choses, et c’est dans cette perspective qu’ils vous ont formé, jeunes orphelins, à devenir des tueurs de Sorcières. A vous tous, vous constituez les “Garden Children”, groupe d’élite qui se lance dans une quête périlleuse au service de cette organisation religieuse. Toutefois les deux personnages principaux, Alph et son petit frère Théo, découvriront vite que la vérité est souvent difficile à cerner et que rien n’est simple, pas même de savoir qui on est…
Si votre mentor, le Chevalier Heath, a su vous protéger et vous enseigner l’art du combat, il n’a pas réussi à prévoir les conséquences de la venue d’une jeune domestique dénommée Lucia. En effet, cette mystérieuse fille recrutée pour vous aider dans vos tâches ménagères (mais n’appréciant que de passer le balai), va être le point de départ de cette aventure qui renversera les valeurs supposées acquises de nos héros. Si on se rend très vite compte que les phases de dialogues vont prendre une place très importante dans la progression du jeu, on remarque avec enthousiasme que certains passages sont doublés avec qualité et que les arrières plans de ces séquences profitent d’une belle réalisation, qui jure d’ailleurs avec le niveau GBA des scènes de combat en vue isométrique. L’autre point à évoquer concerne le design des personnages, réussi à mon sens bien que les caractères soient un peu stéréotypés. Alph, par exemple, prend beaucoup soin de son frère et admire Heath. Parfois têtu, ce futur Chevalier possède un sens prononcé de la justice. Il en va de même pour la majorité des autres membres tels que Cecille, la prêtresse du groupe. Gentille et attentionnée, elle mettra un point d’honneur à aider les autres en toutes circonstances. Que du bon sentiment donc, mais voilà qui ne fait jamais de mal à nos petites consciences.
Si au cours de votre voyage vingt personnages environ prendront une place importante dans l’histoire, seul quinze combattants seront disponibles au maximum dans votre équipe. Si chaque guerrier possède des attributs différents de l’autre, il demeure néanmoins certaines constantes. Ainsi, chacun individu doit compter avec son équipement. Comme dans tout bon jeu de rôle, celui-ci devient plus puissant à mesure que vous progressez. Cependant on peut regretter que le choix des armes et armures ne s’étoffe pas un peu plus car l’essentiel sera surtout d’acheter dans les boutiques les éléments nouveaux qui en réalité ne remplace les anciens qu’en matière de points, sans vraiment offrir de capacité supplémentaire ou même de protection contre un élément défini. Le monde est en effet constitué de sept Eléments : le Feu, l’Eau, la Nature, le Vent, la Foudre, la Lumière et les Ténèbres. Chaque personnage que vous contrôlerez sera en symbiose avec l’un de ses éléments. Il en résulte un système de balance (du type l’Eau l’emporte sur le Feu) qui influera sur le pouvoir de vos attaques, de même que si vous attaquez un ennemi par l’arrière ou le flanc vous lui ferez plus de dégâts. Pour ce qui est des environnements cela fonctionne de la même façon, que vous soyez dans une forêt, dans un marécage ou dans un volcan, chaque terrain aura une influence sur vos capacités de combat.
Dans l’ensemble votre aventure suivra un chemin tout tracé, et vos missions se réduiront le plus souvent à éliminer toute la menace présente. S’il est bien évident que la difficulté s’accroît proportionnellement à notre niveau, il faut savoir deux choses essentielles qui pourront rassurer les néophytes. D’abord, lorsque vous augmentez d’un niveau vous regagnez immédiatement tout vos points de vies ainsi que vos points de magie, ces derniers vous permettant de lancer des sorts ou des techniques, variables selon le personnage et dont la liste se densifie au fur et à mesure de l’aventure. Enfin, un personnage mort dans une bataille réapparaît en pleine forme au combat suivant, pas besoin donc de passer à une église ou de lancer un sort de résurrection. Sachez en passant que tout se contrôle au stylet, mais que pour passer dans les menus vous aurez peut-être tendance à préférer la croix et les boutons, car les commandes manquent parfois de précisions...
Petit moment totalement loufoque du jeu, la vie de Kopin raconté par Kopin. En vérité il s’agit là d’une sorte de conclusion à chaque chapitre qui découpe l’aventure principale, dans laquelle un Kopin nous est présenté en train d’écrire ses mémoires à l’attention des générations futures. Cette bestiole fait parti de ces mystérieuses créatures qui vivent aux côtés des Sorcières, mais celui-ci a cela de particulier qu’il est fatigué de passer de longue journée à obéir à sa maîtresse, et qu’il possède ses propres rêves et ambitions… Mais les Kopin ne sont pas les seuls éléments attachés à cet univers de magie. Les Runes, sources du pouvoir des monstres et des Sorcières, se sont imprégnées dans des pierres nommées Vitae. Ces dernières servent alors à créer de puissantes armes, armures et accessoires pour autant qu’on trouve la bonne combinaison. A partir du moment où on y a accès, les possibilités pour s’équiper s’étendent, et ce ne sont pas les 50 Vitae différents qui nous feront penser le contraire. Vous apprendrez parfois certaines combinaisons grâce aux indications de Sorcières, le rapport avec la classe du Vitae (bronze, argent ou or) ayant toujours une influence sur la rareté à venir de l’objet. | Avantages - Un effort pour les doublages - Large choix de personnages - L’influence des relations - Le mode Wifi - Bonne ambiance sonore - Un design soigné - Le système de Flash Drive - Scénario bien construit Inconvénients - Graphismes GBA des zones de combat - Missions peu variées - Structure du jeu linéaire - Quelques caractères stéréotypés - Des imprécisions au stylet |
Graphismes | Les arrières plans des dialogues et le design des personnages sont vraiment agréable à l'oeil. Par contre pour les zones de combat en 2D isométrique il faudra être moins exigeant... |
| Jouabilité | La jouabilité au stylet lors des combats souffre d'un petit manque de précision, mais dans l'ensemble c'est plus que correct. | |
| Durée de vie | Voilà qui est tout à fait acceptable pour un jeu sur portable. | |
| Bande Son | La bande-son du jeu est réussie, avec plusieurs thèmes sympathique. Mention spéciale pour les doublages également, un vrai plus ! | |
| Scénario | Une aventure héroïque, beaucoup de bon sentiment, quelques moments d'humour, tous les ingrédients pour un bon coktail. |
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Commentaires
Vinz [8376 Pts] le 13/04/2008 à 13H24
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