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Posté le Samedi 27 Octobre 2007 par Philyra
Parmi les séries légendaires du jeu vidéo, il en est une qui a transcendé le héros « gothique » et classe bien avant Capcom, c’est la série des CastleVania, du concurrent direct : Konami. Tout le monde qui s’intéresse un minimum au jeu vidéo connaît cette série. Mais vous ne la connaissez peut-être pas depuis le début, je me trompe ? Comme c’est une sacrée référence, je suis désolée pour ceux qui connaissent déjà.

Les CastleVania sont sortis sur bien des supports, NES, SuperNES, Playstation1, Saturn, N64, Playstation 2, GBA, DS et j’en passe, et n’ont jamais failli. Entre les suites de suites, les préquelles et les hors-série, on en arrive à plus de vingt jeux officiels, produits par la société Konami.

Il est aussi connu sous le nom de  « Akumajo Dracula » au Japon : « le château du démon Dracula ». Tous ces jeux content une seule et même histoire : la confrontation entre le vampire Dracula et une famille de « chasseurs-fouetteurs », les Belmont. L'inspiration principale initiale est évidemment le roman Dracula de Bram Stoker (un chef-d’œuvre indispensable de 1897, mais si vous voulez du Vampire plus récent, allez voir du côté d’Anne Rice !), mais l'histoire originale japonaise est relativement indépendante de cette oeuvre. De fait, si Dracula reste LE méchant de la série, les Belmont se sont vus parfois piquer la vedette : par Alucard et par Soma Cruz, puis tout récemment dans Portrait of Ruin (2007) par Jonathan Morris et Charlotte Aulin.

Dracula dans une version de Ayami Kojima.
Cette autodidacte manie avec élégance et talent l’aquarelle.

Nous en parlerons plus dans la suite du texte. D’ailleurs, je vais devoir zapper quelques épisodes pour ne garder que les plus emblématiques. On ne peut pas parler des 20. Il faut faire d’arrachantes concessions, et j’essaierai d’être la plus claire possible en ce qui concerne les scenarii.



CASTLEVANIA
CastleVania premier du nom sort en 1986 (année bénie ;-)). Le jeu est 100% action/plateforme : dans son aspect, assez brut de décoffrage. Le héros, Simon Belmont, 19 ans, a alors un physique de Conan. Il a surtout le « Vampire Killer » (« tueur de vampire », pour ceux qui ont vraiment des problèmes en anglais), le Fouet emblématique de la famille Belmont. En termes de design, on apprécie la progression actuelle !^^ Il a un petit air de dessin style Link !

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1691. Simon, jeune héritier de la famille Belmont, va se marier. Malheureusement Dracula, ressuscité, kidnappe sa bien-aimée (du grand classique !). Simon part donc à l'assaut de CastleVania, le château mythique du Comte. Cette trame sera reprise maintes fois dans d’autres opus, avec ou sans la petite histoire d’amour, d’ailleurs.
En termes de gameplay, du classique, du brut, comme je vous l’ai dit. Le chemin est linéaire. Le jeu se présente en 6 'blocks' divisés en 3 niveaux chacun. Chaque stage correspond à une partie du château : le premier représente le hall (niveaux 1,2 et 3), le second le corps de garde (niveaux 4,5 et 6, etc.), le troisième la vieille tour, le quatrième les catacombes, le cinquième le laboratoire et le dernier, la tour de l'horloge... On notera que le jeu commence dans les jardins et qu'il finit dans l'annexe de la tour de l'horloge, chez Dracula : cela va vite devenir une habitude pour les futurs CastleVania. C’est toute une mythologie autour de l’horloge, comme compte à rebours avant la résurrection de Dracula. La maîtrise du temps est aussi très symbolique humainement. Les armes ? Du fun ! Une fiole d’eau bénite et un crucifix, pour citer les meilleurs.

Les CastleVania première génération prennent fin avec Super CastleVania IV sur SuperNes.



CASTLEVANIA : THE SYMPHONY OF NIGHT
La deuxième génération

L’épisode de la rupture : pour la première fois, on incarne plus un Belmont mais un vampire ! Alucard, le fils de Dracula, rien que ça. Avec lui, exit le fouet, pour l’aisance d’une sublime épée. Et oui, il faut le dire, Alucard a carrément la classe. Androgyne, inaccessible, le charismatique Alucard prend forme grâce au talent de Ayami Kojima. Elle a beaucoup œuvré à la réputation des CastleVania par ses illustrations de toute beauté.



LE prélude à Symphony of Night est Dracula X-Rondo of Blood. Premièrement, ce CastleVania introduit le scénario au coeur du jeu. Jusqu'à présent le scénario n'était présent que dans la notice (et dans les versions japonaises uniquement). Maintenant il s'affiche dans une belle scène d'introduction, des cuts-scènes. Le jeu ? Sauver quatre jeunes filles avant de terrasser Dracula. Alors, et cette histoire ? J’y arrive ! Richter est un jeune Belmont qui est fiancé à Annette, toujours accompagnée de sa joyeuse soeur : Maria. La scène est idyllique mais le prêtre Shaft, qui a renoncé à Dieu, a ressuscité Dracula ! Celui-ci décide de kidnapper Annette, Maria et d'autres villageoises. Richter n’a pas d’autres choix que de partir à l'assaut de CastleVania, le Vampire Killer à la main.
1797. Shaft a survécu aux blessures de son combat contre Richter et prévoit de ramener Dracula d'entre les morts pour la seconde fois. Pour cela, il tend un piège à Richter et emprisonne son esprit par un puissant sortilège, faisant de lui le nouveau seigneur du château de CastleVania… Pendant ce temps, Alucard se réveille pour mettre un terme au règne de sa lignée maudite.

En termes de gameplay, c’est aussi une petite révolution : il développe l'aspect RPG (RolePlayingGame), c'est-à-dire que le personnage évolue ! De plus, Alucard étant un vampire, il possède toutes les qualités de cette race. Il se transforme en loup, en chauve-souris, en brume. Dans son exploration de l’immense château de Dracula, il est épaulé par Maria (jouable uniquement sur Saturn). A cela s’ajoute une notion de recherche dans le gameplay (qu’on trouvait dans Vampire’s Killer, le deuxième opus après CastleVania, sorti seulement quelques semaines plus tard !).

Voilà. Depuis 1999, la série vit des temps difficiles car elle est divisée en deux sous-séries : les CastleVania en 3D sur console de salon (le premier est sur N64), qui sont loin d'être des chef-d'oeuvres, et les CastleVania en 2D classiques ET réussis, dont le character-design a le mérite d'évoluer. Konami surfe sur la vague manga, c’est ce qui fait de Soma passer de vampire à un étudiant. Démonstration :





CASTLEVANIA : LAMENT OF INNOCENCE
Un exemple de CastleVania 3D

Un épisode en 3D qui doit concurrencer Devil May Cry, alors que les épisodes 3D sur N64 ont été très décriés (disons-le, ils sont considérés comme nazes. C’est dur !). Le challenge est élevé.

La première rencontre avec le Mal.
1095. Une voix à la Christopher Lee. Léon Belmont est un chevalier Saint. Son meilleur ami et coéquipier Mathias Cronqvist, grand érudit, tombe malade à leur retour de croisade : il ne supporte pas la mort subite de sa compagne Elizabetha. Léon se retrouve alors seul pour affronter les ennemis de l'église. Après quelques temps, des monstres apparaissent. Léon apprend de la bouche de Mathias, plus faible que jamais, que sa fiancée, Sara a été kidnappée par un gentilhomme du nom de Walter, pour une raison inconnue. Celui-ce réside dans un château au fond d'une forêt nommée "Forêt de la nuit éternelle". Qui est donc ce Walter ?


Techniquement excellent, via la 3D, d'un jeu dit "Action/Plate-forme", CastleVania s'est renouvelé vers un jeu dit "Action/Recherche". Des énigmes, du combat et pas d’acrobaties. Et oui, pourquoi faire ? Les salles sont vides. De fait, la conception des niveaux a été totalement sacrifiée pour faciliter la gestion des caméras. Impossible de se balader, comme dans Mario 64. Ce qui n’empêche pas les graphismes d’être au niveau ! Par contre, Léon fighte et répond au doigt et à l’œil. Il peut attaquer de plusieurs manières avec son fouet « customisable » par des cristaux, avec des enchaînements de coups rapides et de coups puissants que vous découvrirez le long du jeu. Le fouet claque dans tous les sens, laisse des traînées, casse tout, Léon esquive, bloque les attaques (ce qui lui recharge sa barre de magie), fait des saltos arrières : bref, c’est du bonheur. Mais... pas tout à fait un hit.



CASTLEVANIA : ARIA OF SORROW
L’autre excellence 2D

D’une réalisation irréprochable, Aria of Sorrow a donné des frayeurs (bêtement : si on faisait un peu confiance aux développeurs pour ne pas bousiller leur série !) à bien du monde à cause de son énonciation. L’action a lieu en 2035. Bien des journalistes craignent le pire, avec des soucoupes volantes et des lasers. Mais Konami nous promet beaucoup.

2035. Soma Cruz, jeune étudiant étranger, se retrouve projeté dans CastleVania lors d'une éclipse solaire, avec son amie Mina. Simple.

Episode GBA, CastleVania : Aria of Sorrow est une bombe ! Purement et simplement. Un indispensable, dans la lignée de Symphony of Night (le chef de projet est la même personne, Koji Igarashi). Un pur jeu d’action, mais avec des énigmes, des phases de recherches, un château immense, et un système de progression et d’inventaire sauce RPG. Mais surtout, un système de captures d’âmes ! Soma prend les aptitudes des ennemis, et s’il a plus d’une âme du même monstre, cette aptitude s’améliore ! Enfin, on a des fins alternatives et des personnages bonus que je vous conseille vivement de débloquer !

Dans l’ensemble, CastleVania reste une valeur sûre. C’est une série qui a su se renouveler, tout en gardant ce qui a fait son charme.
Il est quelque chose que je vous ai gardé pour la fin : les musiques. Sublimes, je ne peux que vous conseiller Bloody Tears et Heart of Fire. J’ai oublié les titres des autres (mea culpa), mais vous vous surprendrez (ou vous êtes sans doute surpris) à rester dans un niveau juste pour la musique. C’est une constante dans les CastleVania.


Les titres : CastleVania (NES), Vampire Killer (MSX2), Simon's Quest (NES), Haunted Castle (Arcade), The CastleVania’s Adventure (GameBoy), Dracula's Curse (NES), Belmont's Revenge (GameBoy), Super CastleVania IV (Super NES), CastleVania Chronicles (PlayStation), Dracula X (Super CD-Rom), The New Generation (Megadrive), Vampire's Kiss( Super NES), Symphony Of The Night (PlayStation), CastleVania Legends (GameBoy), CastleVania 64 (N64), Legacy Of Darkness (N64), Circle Of The Moon (GBA), Harmony Of Dissonance (GBA), Aria Of Sorrow (GBA), Lament Of Innocence (PS2), Dawn Of Sorrow (DS), Curse Of Darkness (PS2), et Portrait Of Ruin sur DS.

J’espère que vous avez apprécié ce dossier, bien long alors que j’ai essayé de faire au plus court. Des raccourcis dont je m’excuse pour les plus puristes. Reportez-vous au test de Dawn of Sorrow, et si je vous ai donné envie d’en savoir plus, allez donc sur l’excellent site http://castlevania.free.fr/ !


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